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vendredi 10 décembre 2010

Sabotage au centre névralgique du gouvernement US le 11/9 ?


Selon l’article documenté ci-dessous, tout porte à croire que des traitres au sein du gouvernement et de l’armée US ont agi pour empêcher une réaction militaire efficace contre le détournement des avions et les attentats le 11 septembre 2001.



Les réponses du Centre de Commandement du Pentagone retardées à plusieurs reprises le 11-Septembre
Publié sur Shoestring911 le dimanche 7 novembre 2010
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Le Centre de commandement militaire national (National Military Command Center, le NMCC) est la partie la plus sûre du Pentagone. Lors des attentats du 11/9, ce fut  "le point focal d’assistance au sein du Ministère de la Défense" pour le maintien de l’ordre en réponse aux détournements des avions dans l’espace aérien américain. [1] Selon la Commission sur le 11/9, le travail du NMCC consista à "réunir les parties concernées pour établir la chaîne de commandement entre l’Autorité nationale de commandement – le président et le ministre de la Défense – et ceux qui devaient exécuter les ordres" [2] en réponse aux attaques sur New York et Washington. Ce jour-là, le NMCC tenait donc un rôle particulièrement crucial. Pourtant, les preuves révèlent que les actions d’urgence menées par le Centre furent totalement inadaptées. De nombreux obstacles se présentèrent : outre des problèmes techniques, les agences extérieures ne purent fournir les informations nécessaires au Centre. De plus, plusieurs chefs militaires tardèrent à arriver au NMCC d’où ils auraient pu participer aux efforts d’intervention d’urgence; ils n’arrivèrent qu’à la fin des attaques : il était trop tard pour intervenir.
Les données actuellement disponibles sont insuffisantes pour tirer des conclusions définitives. Mais les nombreux facteurs ayant entravé les actions des personnes présentes au NMCC, combinés à d’autres bizarreries, soulèvent la possibilité d’une tentative délibérée et coordonnée de la part de traîtres au gouvernement américain et de militaires initiés pour saboter la capacité du Centre à répondre aux attentats du 11 Septembre, alors que sa réactivité immédiate était impérative.
"LE CENTRE NEVRALGIQUE MONDIAL DE L’ARMEE US"
Le NMCC a été décrit comme étant "une plaque tournante des communications, un standard de connexion du Pentagone, le gouvernement civil, et les commandants de combat." [3] C’est un dédale de bureaux, de cabines et de salles de conférence dans une zone du Pentagone où se situent les bureaux de l’Etat-major interarmées et ceux de nombreux hauts fonctionnaires, dont celui du ministre de la Défense. Le centre est conçu pour fonctionner en cas d’urgence et dispose de ses propres systèmes d’électricité, de chauffage et de climatisation. [4] La principale tâche du NMCC consiste à surveiller les événements à l’échelle mondiale pour le Comité des chefs d’Etat-major interarmées. Ses autres missions essentielles visent à fournir un élément de veille stratégique et de réponse aux crises. Au moment des attaques du 11/9, elles  incombaient à cinq équipes en rotation, chaque équipe de gestion étant composée de 17 à 20  personnes chargées de diverses fonctions. [5]
LES OFFICIERS MANQUENT DE REACTIVITE EN RÉPONSE AU PREMIER CRASH
Le matin du 11 septembre 2001, le personnel surveillait les informations que le NMCC recevait en direct de nombreuses chaînes de télévision; le personnel présent au NMCC apprit le premier crash de l’avion sur le World Trade Center par les bulletins d’information télévisés. [6] C’aurait donc été la première fois qu’ils auraient été informés de la crise qui se jouait dans le ciel de l’Amérique ce matin-là. [7]
Le personnel du NMCC n’aurait pas réalisé que le crash était un attentat terroriste. Le chef des Opérations, Dan Mangino, s’est rappelé : "Au début, nous pensions que c’était un terrible accident." [8] Le major Charles Chambers : "J’ai pensé que le pilote avait utilisé les tours pour se diriger vers la zone, qu’il avait perdu connaissance, et que le pilote automatique avait fait le reste." C’est pourquoi, à ce moment-là, "notre appréhension du crash … n’était pas différente de celle de tout le monde dans le pays." [9]
En réponse, l’équipe des Opérations avisait la chaîne de commandement selon les bulletins médiatiques, disant simplement aux hauts fonctionnaires du Pentagone qu’un avion s’était écrasé contre l’une des tours du WTC. [10]
LE PERSONNEL DU NMCC IGNORE LA CRISE EN COURS
La Federal Aviation Administration (FAA) n’a informé le NMCC du premier détournement du 11 Septembre  – le vol American Airlines 11 – que vers 09h00, soit 14 minutes après la frappe de l’avion sur le World Trade Center et plus de 45 minutes après son supposé détournement. C’est alors que le lieutenant-colonel Ryan Gonsalves, le chef des Opérations au NMCC, en quête d’informations sur la crise, appela le centre des Opérations de la FAA au siège de l’agence à Washington. La personne qui lui répondit dit à Gonsalves que la FAA avait un rapport sur le détournement du vol 11 parti de Boston pour Los Angeles. Pourtant, l’employé de la FAA ne sembla pas réaliser qu’il s’agissait de l’avion crashé dans le WTC; il dit à Gonsalves que le vol 11 était "maintenant en route" vers l’aéroport international JFK à New York. De plus, l’employé de la FAA ne fit aucune demande d’aide à l’armée : l’éventuel décollage sur alerte des avions de chasse pour rattraper l’avion détourné ne fut pas évoqué, et quand Gonsalves demanda si la FAA avait besoin d’aide à propos du détournement, il lui fut répondu : "Non", puis le pilote "a appelé pour dire que tout était sous contrôle et qu’il atterrirait à New York sous peu." [11]
Selon les instructions militaires, en réponse à un détournement d’avion dans l’espace aérien des États-Unis, la FAA aurait dû "aviser par les moyens les plus rapides" le NMCC. [12] Et pourtant, comme on peut le voir, le NMCC apprit le détournement du vol 11 lorsqu’il appela la FAA, et non l’inverse. Le Rapport de la Commission sur le 11/9 a souligné que, bien que « le siège de la FAA ait commencé à suivre le protocole de détournement » après que les contrôleurs du trafic aérien eurent conclu que le vol 11 avait été détourné, à environ 8 h 25, elle "n’avait pas contacté le NMCC pour demander une escorte d’avions de chasse." [13]
Le manque de prise de conscience alarmant du NMCC sur la crise qui se déroulait ce matin-là perdura, comme cela fut manifeste lors de la frappe sur le Pentagone à 09:37. Le capitaine Charles Leidig, temporairement en charge des Opérations au NMCC au moment des attaques terroristes, déclara à la Commission sur le 11/ 9 que : "il se rappelait qu’il avait appris par CNN le crash d’un avion sur le Pentagone." [14] Steve Hahn, un officier des Opérations au NMCC ce matin-là, se rappela : "Je ne savais pas [que le Pentagone avait été frappé] jusqu’à ce que j’entende le bulletin d’information à la télé." [15] Charles Chambers a déclaré que, lorsque le Pentagone fut frappé (du côté opposé de l’immeuble où est situé le NMCC), il "a entendu un faible bruit de ferraille à travers les conduits d’aération et a ressenti une légère vibration." Toutefois, a t-il ajouté, "je n’ai rien entendu ou ressenti d’autre, donc je ne m’en suis pas préoccupé davantage." Il ne réalisa que le Pentagone avait été attaqué que lorsqu’il le vit à la télévision. [16]
DES OFFICIERS ETRANGEMENT CALMES EN REPONSE AUX ATTENTATS
Le personnel du NMCC vit en direct à la télévision le vol 175 d’United Airlines frapper la tour Sud du World Trade Center à 9:03. Ils auraient alors réalisé ce qui était en train de se passer. Leidig dit que pour lui, "il était évident qu’il s’agissait d’une attaque terroriste ou d’une attaque coordonnée." Dan Mangino s’est rappelé que le personnel présent au NMCC "a immédiatement su que c’était une attaque terroriste." [17]
Selon Leidig, le NMCC "est alors devenu le point focal de la coordination des flux d’informations." [18] Et pourtant, compte tenu du fait qu’il s’agissait de la première attaque contre l’Amérique depuis 60 ans, les preuves suggèrent un niveau d’urgence bien moindre que ce à quoi on pourrait raisonnablement s’attendre de la part des personnes présentes au Centre. Mangino dit que : "il savait qu’il aurait peu de temps dans les jours à venir; il s’est donc rapidement rendu dans le hall pour tirer de l’argent à un guichet automatique." Il n’est revenu au NMCC que peu après 09h37, lorsque le Pentagone a été frappé. Est-ce qu’un officier de l’armée dans une position clé sortirait précipitamment pour tirer de l’argent à un guichet automatique s’il pensait sincèrement que les États-Unis étaient le centre d’une attaque terroriste massive ?
Même après la frappe sur le Pentagone, le personnel au NMCC resta très calme. Lorsque Mangino retourna au Centre, il fut soi-disant "accueilli par une mer de calme." Il se souvient que : "Il n’y avait pas de panique, pas une voix élevée." Son collègue Steve Hahn a de même rappelé que l’ambiance au NMCC "était très professionnelle et très calme." [19] Et le vice-président du chef d’Etat-major des armées Richard Myers dit que lorsqu’il arriva au NMCC, aux alentours de 10 heures semble-t-il, "tous les officiers en service travaillaient tranquillement à leur poste, malgré la fumée en suspend provenant du système de ventilation, malgré le fait que le Pentagone venait d’être frappé, et malgré le déclenchement perturbant de l’alarme d’évacuation. " [20]
Il est plausible que ce calme soit simplement la démonstration du professionnalisme du personnel du NMCC. Comme Mangino l’a noté, "Nous nous entraînons sans cesse aux situations d’urgence et cette formation a été appliquée." [21] Mais d’autres preuves du manque de précipitation du personnel du NMCC rendent cette possibilité moins probable. Il est particulièrement remarquable que l’homme qui aurait dû être en charge de la réponse du Centre à la crise ait été autorisé à rester à une réunion pré-planifiée, sans rapport avec les attentats, et qu’il ne soit retourné à son poste que plus d’une heure après que la deuxième tour du World Trade Center ait été touchée.
LE DIRECTEUR DU NMCC RESTE A UNE REUNION PRE-PLANIFIEE
Le chef d’équipe général, Montague Winfield, aurait dû être en service à la tête de l’équipe des Opérations en tant que directeur adjoint pour les Opérations (DDO) au NMCC durant les attaques du 11/9. [22] Lors d’une crise, les responsabilités du DDO comprennent l’établissement et la modération d’une conférence téléphonique appropriée entre les commandants militaires et autres agences compétentes, et la mise en place d’une réponse militaire. [23] Mais, curieusement, l’après-midi précédent, Winfield avait demandé à son collègue, Charles Leidig, de prendre  en charge une partie de sa tâche de DDO le matin du 11 Septembre; Leidig accepta. Leidig – qui occupait le poste d’adjoint pour les Opérations du Centre de commandement, responsable de la maintenance, l’exploitation et la formation des équipes de surveillance du NMCC – avait rejoint la Direction des Opérations de l’Etat-major interarmées en Juillet 2001, avec pour seule qualification celle de DDO au NMCC, environ un mois avant le 11/9. Il n’avait donc pas l’expérience de Winfield qui aurait certainement été précieuse lors de l’organisation d’une réponse aux attaques contre les États-Unis. [24]
La raison pour laquelle Winfield avait voulu que Leidig prenne sa place de DDO le 11 Septembre aurait été qu’il devait assister à une réunion ce matin-là. Il s’agissait d’une "réunion à huis-clos convoquée par le personnel de la Force aérienne pour discuter de la notation d’officiers de la Force aérienne", selon un mémorandum de la Commission sur le 11/9. [25] Un autre mémorandum de la Commission l’avait décrit comme une "session des officiers généraux pour noter la Force aérienne." Le 11 Septembre, Leidig remplaça donc Winfield en tant que DDO à 8 h 30, soit 16 minutes avant que le premier avion ne frappe le World Trade Center. [26]
On pourrait raisonnablement s’attendre à ce que quelqu’un soit allé chercher Winfield à sa réunion lorsque le deuxième avion frappa le World Trade Center, si ce n’est avant, et (dès) que les officiers au NMCC "surent immédiatement que c’était une attaque terroriste". [27] Pourtant il n’en fut rien. Winfield ne revint à son poste que plus d’une heure plus tard, après le crash présumé du vol 93 en Pennsylvanie et une fois les attaques du 11/9 terminées. Il est difficile de savoir si Winfield et les autres officiers à la réunion ont été immédiatement informés de la deuxième attaque. Il est également difficile de savoir à quel moment exactement Winfield est retourné au NMCC, et s’il a tout de suite repris ses fonctions de DDO, ou s’il a autorisé Leidig à poursuivre à sa place alors qu’il pouvait reprendre son poste. Leidig dit à la Commission sur le 11/9 être "certain que Winfield était revenu" de la réunion "après la frappe sur le Pentagone" à 9 h 37. [28] Il dit également que Winfield le remplaça comme DDO "juste après que l’on ait appris ce qui se passait avec United 93", c’est à dire peu après 10 h 03. Leidig ajouta que le rapport par conférence téléphonique concernant une menace anonyme visant Air Force One a eu lieu à 10 h 37, "juste après que je sois relevé de la surveillance par le général Winfield." [29] Ce qui indiquerait que Winfield est retourné à son poste aux alentours de 10h30.
La meilleure explication que la Commission sur le 11/9 a fourni concernant Winfield et le manquement à ses responsabilités essentielles, car il se trouvait dans un lieu sans importance à la réunion pré-planifiée, fut précisée dans une note : "ces réunions,  comme celle à laquelle Winfield assistait ne sont généralement pas interrompues à moins d’une raison majeure." [30] Mais un attentat terroriste majeur aux États-Unis étant hautement significatif, pourquoi Winfield n’est pas immédiatement retourné à son poste lorsque la seconde tour du WTC a été touchée ? Pourquoi personne au NMCC n’est allé rapidement le chercher à la réunion à ce moment-là ?
Considérant les innombrables bizarreries repérées dans la réponse des militaires aux attentats du 11/9, il nous faut sans doute envisager la possibilité d’une explication plus sinistre à cet apparent manque d’empressement chez ceux dont le travail était de faire fonctionner le NMCC  le 11 Septembre. Par exemple, leur calme serait-il dû au fait qu’ils pensaient que les attaques terroristes étaient une simulation dans le cadre d’un exercice d’entraînement ce matin-là plutôt qu’une véritable urgence concrète ? En de telles circonstances, il leur aurait été beaucoup plus facile de  garder leur calme. Il est possible que les personnes au NMCC aient pu penser que les attaques terroristes étaient simulées, même lorsque les images télévisées montraient clairement ce qui se passait. Par exemple, le personnel d’une base militaire près de New York qui menait un exercice d’entraînement contre le terrorisme ce matin-là, a cru que les images télévisées du WTC en flamme étaient en fait une vidéo de formation élaborée pour accompagner leur exercice. Un employé a déclaré à un entraîneur : "Cette fois, vous vous êtes vraiment surpassés." [31]
LA CONFÉRENCE D’URGENCE NE DEBUTE QU’A 9H29
Autre domaine préoccupant : les graves problèmes rencontrés par le personnel du NMCC dans l’organisation et l’exécution d’une téléconférence d’urgence pour faire face aux attaques terroristes. Le NMCC disposait de procédures spécifiques pour la gestion de crise. Un mémorandum de la Commission sur le 11/9 l’a décrit : "lorsqu’un événement particulier se produit, la première action est de convoquer une conférence majeure afin de recueillir et de diffuser des informations à partir des entités gouvernementales en fonction des listes de contrôle établies." [32] Cependant, Charles Chambers a rappelé que la conférence d’événement  majeur en réponse aux attentats du 11/9 au NMCC "mit plus de temps que prévu à se mettre en place." [33] Le Commandant Patrick Gardner, le DDO adjoint, a déclaré à la Commission sur le 11/9 que le NMCC "s’est démené pour établir la conférence", qui "n’a pas décollé aussi vite que prévu", il s’était senti frustré "qu’elle n’ait pas été mise en place plus rapidement." [34] La conférence d’événement majeur n’a commencé qu’à 9 h 29, soit 26 minutes après la frappe du vol 175 sur le World Trade Center. [35]
Au moins deux facteurs identifiés ont contribué à ce retard alarmant dans l’établissement de la conférence : la perturbation due à  [l'absence de] certains officiers du NMCC qui devaient participer à une autre conférence téléphonique, mais qui [de toute façon] n’auraient été d’aucune utilité dans l’aide aux interventions d’urgence suite aux attaques; et  aussi certains problèmes de connexion avec d’autres agences – en particulier la FAA – à la conférence du NMCC.
UNE CONFERENCE INUTILE DE LA CIA DIFFERE LA REPONSE DU NMCC
Une conférence téléphonique du Réseau national de surveillance du Renseignement et des Opérations (NOIWON) a été convoquée par la CIA, probablement entre 09h16 et 09h25 le 11 Septembre, pour permettre aux agences gouvernementales dans la région de Washington de partager rapidement l’information sur la crise en cours. [36] Mais cet appel semble avoir entravé plutôt que soutenu les efforts d’intervention d’urgence. Selon une note de la Commission sur le 11/9, l’appel du "NOIWON" est survenu tandis que le NMCC se préparait à la conférence d’événement majeur. Le NMCC a abandonné sa tentative de convoquer une [importante conférence d'événement majeur] afin que ses officiers de surveillance puissent participer à la conférence du NOIWON." [37] Qui plus est, cette perturbation intervint apparemment pour rien. Un officier du renseignement travaillant au siège de la FAA ce matin-là dit qu’il "ne se souvient pas d’informations utiles ou importantes dans l’appel du NOIWON." [38] Charles Leidig dit à la Commission sur le 11/ 9  qu’il ne se souvenait pas "d’une connaissance de la situation de la part du NOIWON." [39]
LE NMCC RENCONTRE DES PROBLEMES POUR SE CONNECTER AUX AGENCES CIVILES
Les tentatives de convocation à la conférence d’événement majeur ont également été retardées car, comme Charles Chambers l’a rappelé, "des agences civiles" qui devaient être ajoutées à la conférence "n’ont pas pu être contactées, d’autres étaient coupées un moment après la connexion." [40] Leidig annonça finalement que le NMCC démarrerait sans ces agences qui pourraient se joindre plus tard à la conférence. [41] La conférence d’événement majeur prit fin au bout de cinq minutes seulement, puis fut reprise à 9 h 37 comme une "conférence de menace aérienne" qui dura plus de huit heures. [42] Selon Chambers, les conférences de menace aérienne interviennent lorsque des avions sont jugés hostiles; elles requièrent beaucoup plus de monde qu’une conférence d’événement majeur. Mais, comme la précédente conférence, "il fallut plus de temps que prévu" pour convoquer la conférence de menace aérienne. Il y eut encore des problèmes de connexion avec certaines agences. D’autres agences n’ayant pas compris ce que voulait dire Leidig à propos d’une nouvelle conférence, n’avaient donc pas raccroché lorsque la dernière conférence téléphonique avait été déconnectée. Par conséquent, selon Chambers : "Tout ce qu’on entendait d’eux, c’était  le signal d’une ligne occupée." [43]
LA FAA HORS COMMUNICATION
Considérant les responsabilités cruciales de la FAA vis-à-vis des détournements d’avions, les graves problèmes de connexion de l’agence lors des conférences téléphoniques du NMCC sont particulièrement préoccupants. Selon les instructions militaires, l’administrateur de la FAA a "la responsabilité exclusive de s’assurer du maintien de l’ordre lié à la piraterie aérienne ou aux tentatives de détournement dans la juridiction aérienne spéciale des États-Unis." [44] Mais lorsqu’il fut demandé à la FAA de fournir un point sur la conférence d’événement majeur dès son commencement, la ligne resta muette. [45] Charles Leidig rappella que la FAA était en ligne "par intermittence" et "la plupart du temps elle était hors conférence." Il dit que des problèmes de connexion de la FAA à la conférence qui avaient eu lieu "toute la matinée … avaient entravé dans une certaine mesure le flux d’informations." [46] Charles Chambers s’en plaignit car "la FAA ne participait pas à la conférence, ils ne pouvaient pas se connecter en mode sécurisé, et nous ne pouvions pas obtenir des informations de première main de leur part." [47] Selon le rapport de la Commission sur le 11/9, bien que les opérateurs au NMCC "aient travaillé sans relâche pour inclure la FAA" dans la conférence, ils avaient rencontré "des problèmes d’équipement et des difficultés pour trouver les numéros de téléphone sécurisés." [48] Le sergent Val Harrison, responsable de la mise en place des conférences téléphoniques au NMCC, tenta de contacter le Centre des Opérations au siège de la FAA afin de connecter l’agence à la conférence de menace aérienne, mais n’y réussit pas. Pour y parvenir, elle demanda finalement le standard de la Maison Blanche, mais même après l’établissement de la liaison avec la FAA, celle-ci fut maintes fois perdue. [49]
Les explications qui ont été avancées pour expliquer ces difficultés à connecter la FAA à la conférence ont été au mieux approximatives. Un mémorandum de la Commission sur le 11/9 les attribue simplement à des "problèmes techniques." [50] Leidig dit à la Commission sur le 11/9 qu’il a cru comprendre qu’il y avait eu des "problèmes de compatibilité" entre le téléphone sécurisé de la FAA et les téléphones sécurisés du NMCC, mais il ignorait les aspects techniques du problème. [51] À la lumière de nombreux autres facteurs qui ont perturbé l’intervention d’urgence au NMCC ce matin-là, il serait utile de bien vérifier si ces problèmes n’étaient pas en fait le résultat d’une tentative délibérée de saboter les communications entre les organismes gouvernementaux destinée à s’assurer que les attaques sur New York et Washington se dérouleraient sans entrave.
LE REPRÉSENTANT DE LA FAA N’A PAS D’INFORMATIONS PERTINENTES
Qui plus est, lorsqu’à 10h17 un représentant de la FAA rejoint enfin la conférence de menace aérienne, ce n’était pas la personne appropriée pour fournir les informations requises. Le représentant, Rayford Brooks, travaillait au Central Altitude Reservation (CARF) au Centre de commande de la FAA à Herndon, en Virginie. Brooks était tout à fait incompétent pour représenter la FAA à la conférence. Selon le rapport de la Commission sur le 11/9, il n’avait "aucune connaissance ni responsabilité concernant les détournements d’avion, aucun accès aux décideurs, et aucune des informations dont disposaient les hauts fonctionnaires de la FAA." Brooks n’avait pas écouté la radio (dans sa voiture) avant d’arriver au Centre de commandement vers 9h30. Comme il l’a dit à la Commission sur le 11/9, il n’avait "pas conscience de la situation." Après être arrivé au Centre de commandement, Brooks ne reçut aucune instruction à propos de la conférence de menace aérienne ou d’autres questions opérationnelles. Dès le départ, Brooks n’aurait pas dû participer à la conférence. Il l’avait rejointe à la place de l’un des officiers militaires travaillant à la cellule d’Air Traffic Services (ATSC), un petit bureau à côté de la CARF au Centre de commandement. Selon Brooks, l’ATSC avait demandé à la CARF de surveiller la conférence de menace aérienne en son nom car il n’y avait pas de téléphone de fonction sécurisé. [52] Considérant le rôle crucial que la FAA était appelée à jouer pour répondre aux détournements d’avion, on pourrait raisonnablement s’attendre à ce qu’un employé de la FAA bien plus informé que Rayford Brooks participa à la conférence du NMCC lors des détournements. Parmi tous ceux qui travaillaient au Centre de commande de la FAA ce matin-là, n’y avait-il vraiment personne de plus compétent ?
LES HAUTS FONCTIONNAIRES ARRIVENT TROP TARD AU NMCC POUR APPORTER LEUR AIDE
Nous pouvons voir qu’en réponse aux attaques du 11/9, de nombreux facteurs ont entravé les actions des personnes présentes au NMCC. Il est également intéressant de noter que plusieurs responsables clés, qui normalement auraient dû être présents au NMCC, n’étaient pas au Centre lors des attaques; ils n’arrivèrent que lorsqu’il était déjà trop tard pour intervenir :
  • Comme déjà mentionné, le brigadier-général Montague Winfield avait quitté son poste de Directeur adjoint pour les Opérations au NMCC à 8h30, et n’avait repris ses fonctions qu’après la fin des attaques, probablement aux environs de 10h30.
  • Donald Rumsfeld qui, en tant que ministre de la Défense a un rôle vital à jouer dans la défense de son pays contre les attaques terroristes, était au Pentagone ce matin-là. Pourtant, lui aussi n’est arrivé au NMCC qu’après la fin des attaques. Rumsfeld avait été informé de la première attaque à New York lors d’un petit déjeuner de travail avec plusieurs membres du Congrès. Il était  ensuite retourné à son bureau pour le briefing quotidien avec les service de renseignements de la CIA. [53] Après la frappe du deuxième avion sur le WTC, des collègues de M. Rumsfeld vinrent l’informer de la situation et lui dirent que le processus de gestion de crise venait d’être enclenché. Mais Rumsfeld aurait "voulu passer quelques appels téléphoniques" et resta donc dans son bureau. [54] Après avoir entendu et ressenti l’explosion lorsque le Pentagone fut frappé, Rumsfeld ne se rendit pas tout de suite au NMCC. Il sortit pour aider à transporter un blessé sur une civière. De retour dans l’immeuble, il alla d’abord à son bureau. [55] Il arriva finalement au NMCC et rejoint la conférence de menace aérienne aux alentours de 10h30. [56] Le lieutenant-colonel Robert Darling – qui, le 11 Septembre fit office de liaison entre le vice-président Dick Cheney à la salle de situation à la Maison Blanche et le NMCC – a décrit le problème dans les actions de M. Rumsfeld ce matin-là. Darling a écrit : "Je … crois que le lieu approprié au devoir du Secrétaire Rumsfeld était aux commandes du NMCC ce jour-là … Les vraies questions demeurent : pourquoi le Secrétaire Rumsfeld a-t-il abandonné son poste ce jour-là sans répondre au National Military Command Center au moment même où notre pays était attaqué?" [57]
  • Lorsque les attaques terroristes eurent lieu, le général Henry Shelton, qui en tant que président du Comité des chefs d’Etats-majors interarmées était l’officier militaire le plus gradé dans les forces armées américaines, avait décollé vers 7h30 du matin à bord d’un avion militaire; il volait au-dessus de l’Atlantique pour se rendre à une conférence de l’OTAN en Hongrie. Shelton ordonna de faire demi-tour et retourna à Washington. [58] Toutefois, il n’arriva au NMCC qu’aux environs de 17h40 [59]
  • Ce matin-là, le général Richard Myers, vice-président du Comité des chefs d’Etats-majors interarmées, était à Capitol Hill, et bien qu’il ait vu les images du premier crash à New York à la télévision peu avant 09h00, il avait poursuivi sa réunion programmée avec le sénateur Max Cleland. [60] Myers apprit la deuxième attaque sur le WTC soit lorsqu’il était avec Cleland ou juste après avoir quitté la réunion (conflit entre les comptes-rendus à ce sujet). [61] Certains comptes-rendus indiquent que Myers avait quitté le Capitole pour revenir au Pentagone au moment de l’attaque du Pentagone. [62] Myers a déclaré à la Commission sur le 11/9 qu’il était arrivé au NMCC aux alentours de 10h00 ou 10h10 [63] Mais il avait aussi retardé sa participation à la conférence de menace aérienne en quittant le NMCC pour aller dans les bureaux du Secrétariat à la défense en quête de Donald Rumsfeld. Ce n’est qu’après qu’un assistant lui ait dit que Rumsfeld était sorti que Myers retourna au NMCC. [64]
  • En tant que directeur des Opérations pour l’Etat-major interarmées, le vice-amiral Scott Fry était "responsable du bon fonctionnement du National Military Command Center", selon les auteurs Patrick Creed et Rick Newman. [65] Bien qu’il ait été informé de la première frappe sur  le WTC, alors qu’il s’apprêtait à quitter son bureau au Pentagone, Fry alla à son rendez-vous de 9h00 chez son dentiste. Il aurait interrompu ce rendez-vous à réception de l’appel de son assistant sur son téléphone cellulaire lors de la frappe du deuxième avion sur le World Trade Center. Mais ensuite, Fry au lieu d’aller au NMCC, se rendit à l’Executive Center dans les étages supérieurs. [66] Fry se serait rendu au NMCC plus tard ce jour-là, bien que l’heure de son arrivée et sa participation à la conférence de menace aérienne ne soient pas établies… [67]
Toute nouvelle enquête sur le 11/9 devrait déterminer à quel point l’absence de ces hauts responsables du NMCC a entravé la réponse de l’armée aux attaques. À la lumière de toutes les autres preuves suspectes, il faudrait sérieusement se demander si l’absence de l’une ou l’autre de ces personnes a été pré-organisée dans le cadre d’une tentative délibérée de paralyser l’armée américaine pour l’empêcher d’arrêter les attentats.
LES PREUVES DETAILLEES DES ACTIONS DU NMCC LE 11/9 NE SONT PAS REVELEES
Nous avons connaissance de plusieurs enregistrements qui pourraient en dire plus sur ce qui s’est passé au NMCC le 11 septembre 2001. Ces enregistrements seraient sûrement d’une grande utilité pour de nouvelles enquêtes. Ils comportent un rapport après action produit par le NMCC, sur sa réponse aux attaques du 11/9 qui se base sur des notes et autres documents de l’époque. [68] Nous savons également que l’appel de la conférence de menace aérienne du NMCC a été enregistrée, et que le Pentagone a produit 200 pages classifiées sur la transcription de l’enregistrement. [69] En outre, un officier supérieur du NMCC a dit à la Commission sur le 11/9 qu’il a retiré toutes les bandes d’enregistrement des téléphones et des autres appareils au NMCC suite aux attentats du 11/9, et les a mises en sécurité dans le cabinet du DDO. On peut supposer que ces bandes existent toujours. [70]
Même sans avoir accès à des dossiers aussi importants que ceux-ci, les preuves restreintes déjà disponibles montrent qu’un nombre alarmant de facteurs ont nui à la réponse d’urgence aux attentats du 11/9 coordonnée au sein du NMCC. Au vu de l’échec de l’armée américaine à arrêter ces attaques, il y a grandement de quoi s’inquiéter. Nous avons besoin d’en savoir beaucoup plus sur ce qui s’est passé au NMCC le 11 Septembre. De sérieuses tentatives doivent être entreprises pour déterminer si des actions délibérées et coordonnées ont été menées par des traîtres au gouvernement américain et des militaires initiés pour perturber les efforts de mise en oeuvre d’une réponse efficace aux attaques au sein de la NMCC.

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